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Séjours VoyagesGuadeloupe

Route des rivages · 16°13′ N · 61°23′ O

Plages de Guadeloupe : la carte des côtes et des baignades

Quatre littoraux, quatre façons de se baigner.

Plage bordée de cocotiers et transats en Guadeloupe
16°13′ N · 61°23′ O

On cherche « la plus belle plage de Guadeloupe » et on tombe sur des classements qui mettent côte à côte des littoraux qui n’ont rien en commun. L’archipel n’a pas une côte, il en a quatre, et chacune produit sa couleur de sable, son type de fond et sa baignade. Cette page est la carte mentale qui manque : d’abord les côtes, ensuite les usages, pour savoir où poser votre serviette selon ce que vous cherchez ce jour-là.

L’essentiel

  • Sud de Grande-Terre : lagons peu profonds derrière le récif, sable clair, la baignade la plus simple de l’archipel
  • Façade atlantique et pointe nord : paysages spectaculaires, courants sérieux, baignade souvent déconseillée
  • Côte caraïbe de Basse-Terre : sable doré à gris, fonds proches et poissonneux, couchers de soleil sur la mer
  • Dépendances : les plages les plus calmes du territoire, au prix d’une traversée en ferry
  • Meilleure fenêtre : le carême, de décembre à avril, temps sec et mer plus lisible ; sargasses surtout côté atlantique

Quatre littoraux, quatre baignades : pourquoi la côte change tout

Vue d’avion, la Guadeloupe continentale dessine un papillon dont les deux ailes ne se ressemblent pas. Grande-Terre, à l’est, est une table calcaire posée sur un ancien plateau corallien : reliefs doux, falaises blanches, sable clair issu de l’érosion du corail. Basse-Terre, à l’ouest, est une île volcanique jeune, montagneuse et boisée, dont les rivières descendent un sable qui va du doré au gris et au noir franc. La même mer, deux géologies, deux familles de plages.

À cette géologie s’ajoute un paramètre que peu de classements mentionnent : l’exposition. Les alizés soufflent d’est en ouest presque toute l’année. Tout ce qui regarde l’Atlantique prend le vent et la houle de plein fouet, tout ce qui regarde la mer des Caraïbes se trouve sous le vent, donc abrité. C’est pour cette raison que la côte ouest de Basse-Terre porte le nom de Côte sous le Vent et que la mer y est souvent d’huile le matin, alors qu’à la même heure le nord de Grande-Terre gronde.

Le troisième paramètre est le récif. Une barrière corallienne borde le sud et l’est de Grande-Terre, et elle transforme le littoral en une suite de piscines naturelles où l’eau reste à hauteur de taille sur des dizaines de mètres. Là où la barrière manque, comme sur la côte caraïbe de Basse-Terre, le fond descend en quelques pas et la vague de bord se forme directement sur le sable. Deux plages distantes de quarante minutes de voiture peuvent ainsi exiger deux comportements opposés.

Il en découle une manière simple d’organiser un séjour : choisissez d’abord une côte, pas une plage. Entre Sainte-Anne et Deshaies, comptez à peu près 1 h 15 de route, un peu plus aux heures de pointe autour de Pointe-à-Pitre. Personne ne fait le lagon du matin et le coucher de soleil caraïbe du soir tous les jours sans passer sa semaine au volant. Les quatre grands littoraux qui suivent sont les quatre décisions possibles.

Le lagon sud de Grande-Terre : sable clair et eau à hauteur de genoux

C’est la côte que tout le monde a en tête en imaginant la Guadeloupe, et celle qui rassure le plus. De Petit-Havre à Saint-François, la barrière de corail court à quelques centaines de mètres du rivage et casse la houle avant qu’elle n’arrive. Résultat : une eau translucide, tiède, peu profonde, où l’on marche longtemps avant de perdre pied. Les hôtels s’y sont installés dès les années 1950, ce qui explique la densité de restaurants, de loueurs et de clubs nautiques sur cette bande de Grande-Terre.

Sainte-Anne et la Caravelle, le lagon de référence

La plage du Bourg, en plein centre de Sainte-Anne, reste l’entrée en matière la plus facile de l’archipel : on se gare dans le bourg, on traverse le marché artisanal, on entre dans une eau qui monte à peine aux cuisses, et un poste de secours veille sur la zone de baignade en journée. À quelques minutes de marche vers l’ouest, la Caravelle aligne cocotiers penchés et sable blanc derrière le même récif. Une partie borde un village de vacances, mais la portion publique existe et se rejoint sans difficulté. Le week-end, la fréquentation locale est forte et les places de stationnement partent tôt.

Lagon turquoise peu profond, baigneurs et cocotiers sur la plage de Sainte-Anne, en Guadeloupe
Le lagon de Sainte-Anne, protégé par le récif : l’eau la plus facile de l’archipel · Photo Pexels / Greggalas official

Bois Jolan, la plage des jeunes enfants

Entre Sainte-Anne et Saint-François, Bois Jolan joue une partition différente : ni bourg, ni restaurant, ni surveillance. Une longue bande de sable clair, de l’ombre sous les raisiniers et les filaos, et une eau qui reste au niveau des genoux sur une distance déraisonnable. Des herbiers et des têtes de corail affleurent par endroits, ce qui en fait aussi un terrain de découverte au masque et au tuba pour les enfants. La contrepartie est logistique : on arrive par une petite route, on apporte son eau, son parasol et son pique-nique.

Sable clair, végétation basse et eau très peu profonde sur la plage de Bois Jolan, à Sainte-Anne
Bois Jolan, à Sainte-Anne : une eau qui reste basse sur des dizaines de mètres · Photo Grimaudj / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Le Gosier et Saint-François, la version urbaine et la version marina

Au Gosier, la Datcha offre un lagon ouvert sur l’îlet du Gosier, que l’on rejoint en quelques minutes de barque. L’ambiance y est franchement animée, avec des snacks les pieds dans le sable et du monde toute l’année. Un peu à l’est, Petit-Havre est une anse plus courte et plus tranquille, très prisée des habitants le dimanche. C’est la zone à privilégier pour un séjour sans voiture, puisque tout se fait à pied.

À Saint-François, les Raisins Clairs déroulent un lagon large et peu profond à deux pas de la marina, avec des paillotes et des locations de kayak. Plus à l’est, l’Anse à la Gourde marque la transition : encore protégée, déjà ventée, elle annonce la côte sauvage. Saint-François est aussi le port d’embarquement pour Petite Terre et pour La Désirade, ce qui en fait une base intéressante si vous comptez enchaîner plages et traversées.

La façade atlantique et le nord : beauté brute, baignade à surveiller

Passé Saint-François, le décor change en quelques kilomètres. La côte au vent reçoit la houle de l’Atlantique sans filtre, le récif s’interrompt ou s’ouvre en passes, et la mer travaille la roche calcaire en falaises, en arches et en trous souffleurs. C’est la Guadeloupe la plus photogénique et la moins baignable. Autant le dire franchement plutôt que de le découvrir sur place : sur une grande partie de ce littoral, la baignade est déconseillée, et ce n’est pas une précaution de principe.

La Pointe des Châteaux, un paysage plus qu’une plage

À l’extrémité orientale de Grande-Terre, la Pointe des Châteaux est un site classé où l’Atlantique et la mer des Caraïbes se rencontrent dans un chaos de récifs. On y monte à la croix sommitale en une vingtaine de minutes pour une vue sur La Désirade et Petite Terre. La mer y est spectaculaire et franchement dangereuse à l’approche de la pointe. Les deux anses voisines, la Grande Anse des Salines et l’Anse Tarare, sont plus abritées et plus fréquentées, sans surveillance ni équipement : observez la mer et les autres baigneurs avant d’entrer.

Croix sommitale et côte rocheuse battue par la mer à la Pointe des Châteaux, en Guadeloupe
La Pointe des Châteaux, où l’Atlantique rencontre la mer des Caraïbes · Photo Pexels / Julie Bailly

Le Moule, Anse-Bertrand et la Porte d’Enfer

Au Moule, la plage de l’Autre Bord borde un spot de surf actif toute l’année, avec plusieurs écoles installées sur place. La partie proche du bourg, mieux abritée, permet de se tremper par mer raisonnable. Plus au nord, à Anse-Bertrand, la Porte d’Enfer est un lagon étiré entre deux falaises, avec des carbets pour pique-niquer et un sentier littoral qui mène au Trou de Madame Coco. La passe génère des courants violents : on vient y marcher et déjeuner, pas nager. L’Anse Laborde, toute proche, est plus engageante mais reste soumise à la houle du nord.

Le Souffleur de Port-Louis, l’exception du nord

Attention à l’homonymie, elle piège beaucoup de visiteurs : il existe deux plages du Souffleur en Guadeloupe. Celle de Port-Louis se trouve sur le flanc occidental du nord de Grande-Terre, côté Grand Cul-de-Sac Marin, et non sur la façade atlantique. Elle en profite : sable clair, eau nettement plus calme, cocotiers, bars de plage et une fréquentation locale importante le dimanche. C’est la meilleure option de baignade du nord de l’île. L’autre Souffleur, à La Désirade, est une plage de sable blanc protégée par un récif, à une heure de traversée de Saint-François.

La côte caraïbe de Basse-Terre : sable sombre, fonds proches, couchers de soleil

Sur la Côte sous le Vent de Basse-Terre, la forêt descend jusqu’à la mer et la plage tient parfois dans une anse de deux cents mètres. Pas de barrière de corail ici : le fond plonge vite, la vague de bord peut se former d’un coup, et le sable tire vers le doré, le gris perle ou le noir selon la proximité des coulées volcaniques. En échange, vous gagnez trois choses que Grande-Terre ne peut pas offrir : des fonds marins accessibles depuis le rivage, une mer souvent plate au lever du jour, et le soleil qui se couche dans l’eau en face de vous.

Grande Anse et la Perle, à Deshaies

Grande Anse est la plus vaste plage de la côte et l’une des plus connues de l’archipel. Longue courbe de sable ocre adossée aux mornes, cocotiers, raisiniers, lolos de bord de plage et parking ombragé : elle coche beaucoup de cases, et la fin de journée y est superbe. Le revers est réel, le fond descend rapidement et un rouleau de bord se forme dès que la houle du nord entre, surtout entre novembre et avril. Ces jours-là, gardez les enfants près du bord.

Quelques kilomètres plus au nord, la Perle propose le même sable dans un cadre plus discret, avec vue sur l’îlet Kahouanne et des vagues qui font le bonheur des bodyboardeurs. Plus haut encore, vers Sainte-Rose, la plage de Cluny est superbe et réputée pour ses courants : c’est typiquement l’endroit où la beauté du lieu ne dit rien de la sécurité de la baignade.

Sable doré, cocotiers penchés et case de bord de plage sur la plage de Grande Anse, à Deshaies
Grande Anse, à Deshaies : sable ocre, lolos et couchers de soleil · Photo s_wh / Wikimedia Commons (CC BY-SA 2.0)

Malendure et les fonds de la réserve Cousteau

À Bouillante, Malendure est une plage de sable volcanique sombre, plutôt étroite, qui doit sa notoriété à ce qu’elle a devant elle : les îlets Pigeon et la réserve Cousteau, dont les eaux sont protégées au sein du Parc national de la Guadeloupe. Les tortues vertes broutent les herbiers à quelques dizaines de mètres du bord, ce qui explique le ballet des bateaux d’excursion et des baptêmes de plongée. Venez tôt : l’ombre et le stationnement se raréfient dès la mi-journée.

Baie de Malendure à Bouillante, bateaux au mouillage devant la plage de sable sombre et mornes boisés
La baie de Malendure, à Bouillante, porte d’entrée de la réserve Cousteau · Photo Ville de Bouillante / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Petite Anse, Anse à la Barque et le sud volcanique

Sur la même commune, Petite Anse reste une crique de quartier où l’on nage le long des pointes rocheuses qui ferment la baie. Anse à la Barque, un peu plus au sud, est un mouillage tranquille entre deux phares, davantage fait pour le pique-nique que pour la nage. En descendant vers Vieux-Habitants et Bouillante, les plages se suivent, courtes, discrètes, sans équipement.

Le sud de l’île bascule franchement dans le noir volcanique : la Grande Anse de Trois-Rivières, la plage de Roseau à Capesterre-Belle-Eau ou l’Anse Duché offrent un décor inhabituel, un sable qui chauffe très vite au soleil et des baignades à évaluer au cas par cas. Ce sont des plages de fin d’après-midi, souvent presque vides en semaine, et des points de départ commodes vers l’embarcadère de Trois-Rivières.

Les plages des dépendances : Marie-Galante, Les Saintes, La Désirade, Petite Terre

Les îles du large concentrent ce que l’archipel garde de plus paisible. Le filtre est simple et suffit à écrémer : il faut prendre un bateau. Comptez, à titre indicatif, 25 à 45 € l’aller-retour par adulte selon la ligne et la compagnie, et prévoyez que la dernière navette du soir vide les plages d’un coup.

Marie-Galante est une île corallienne plate : toutes ses plages sont de sable clair. La Feuillère, à Capesterre, déroule une longue courbe derrière son lagon, avec la Dominique à l’horizon par temps dégagé. Sur la côte ouest, près de Saint-Louis, l’Anse Canot est plus intime, ombragée au ras du sable, et rarement plus qu’à moitié occupée en semaine. Les Trois-Îlets et l’Anse de Vieux-Fort complètent la liste pour ceux qui veulent vraiment être seuls.

Aux Saintes, la baie de Pompierre est presque fermée par les Roches Percées, ce qui en fait une piscine naturelle à l’abri de la houle. On y va à pied depuis le bourg de Terre-de-Haut, en une demi-heure de marche. À l’opposé de l’île, l’Anse Crawen est une petite plage tranquille au bout de la route, appréciée pour son calme. Attention en revanche à la Grande Anse de Terre-de-Haut, ouverte sur l’Atlantique : la baignade y est interdite, et l’interdiction est justifiée.

Cocotiers penchés sur le sable de la baie de Pompierre, à Terre-de-Haut, aux Saintes
La baie de Pompierre, à Terre-de-Haut, fermée par les Roches Percées · Photo Josep M. Gracia / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

La Désirade aligne sa côte habitée de sable blanc face au sud, avec Le Souffleur et la Plage à Fifi en têtes d’affiche, et une ambiance de bout du monde que rien n’a encore entamée. Petite Terre, enfin, n’est pas une destination de serviette mais une réserve naturelle : on y accède uniquement en excursion à la journée depuis Saint-François, le nombre de visiteurs est encadré, et le lagon peu profond entre les deux îlets vaut à lui seul la traversée. Les iguanes des Petites Antilles y sont partout, et les requins-citrons juvéniles fréquentent le chenal.

Quel est le plus beau côté de la Guadeloupe ? Choisir sa plage par envie

La question revient sans arrêt, et la réponse honnête est qu’aucune côte ne gagne dans l’absolu. Le sud de Grande-Terre gagne sur la facilité de baignade, la côte caraïbe sur les fonds marins et les fins de journée, la façade atlantique sur les paysages, les dépendances sur le calme. La bonne méthode consiste donc à partir de votre envie du jour, pas d’un classement. Voici comment nous trancherions.

Avec de jeunes enfants, restez dans le lagon sud de Grande-Terre : Bois Jolan pour l’eau basse et l’ombre, la plage du Bourg de Sainte-Anne pour la surveillance en journée et les commerces, les Raisins Clairs pour le confort. Aux dépendances, la Feuillère et Pompierre remplissent le même contrat.

Pour le snorkeling, changez de côte. Malendure et Petite Anse, à Bouillante, donnent accès à des fonds riches en quelques brasses. L’Îlet du Gosier et les têtes de corail de Bois Jolan offrent une version plus douce, côté lagon. Emportez vos propres palmes, masque et tuba : la location n’existe pas sur la moitié de ces plages.

Pour un coucher de soleil, il faut regarder l’ouest, donc la Côte sous le Vent : Grande Anse, la Perle, Malendure, Anse à la Barque. En Grande-Terre, le soleil se couche derrière les terres ou derrière Basse-Terre ; la plage du Souffleur à Port-Louis fait exception.

Pour être seul, visez le milieu de semaine et les dépendances : Anse Canot, l’Anse de Vieux-Fort à Marie-Galante, l’Anse Crawen aux Saintes, les plages de La Désirade. Sur la grande île, les anses courtes de la Côte sous le Vent entre Vieux-Habitants et Pointe-Noire se vident dès qu’on quitte les sites connus.

Pour marcher plutôt que se baigner, la façade atlantique est imbattable : sentier littoral de la Porte d’Enfer jusqu’au Trou de Madame Coco, montée de la Pointe des Châteaux, falaises d’Anse-Bertrand. Prévoyez chapeau et eau, l’ombre y est rare et le vent trompe sur l’intensité du soleil.

Envie Côte à viser Exemples À savoir
Baignade avec de jeunes enfants Lagon sud de Grande-Terre Bois Jolan, plage du Bourg, Raisins Clairs Eau basse, récif protecteur, peu de courant
Snorkeling depuis le bord Côte caraïbe de Basse-Terre Malendure, Petite Anse Venir tôt, matériel à apporter
Coucher de soleil Côte sous le Vent Grande Anse, la Perle, Anse à la Barque Le fond descend vite, prudence par houle
Tranquillité Dépendances Anse Canot, Anse Crawen, La Désirade Traversée en ferry, peu de services
Paysages et marche Façade atlantique Pointe des Châteaux, Porte d’Enfer Baignade déconseillée, ombre rare
Ambiance et restaurants Sud de Grande-Terre Le Gosier, Sainte-Anne, Saint-François Affluence forte le week-end
Décor inhabituel Sud de Basse-Terre Roseau, Grande Anse de Trois-Rivières Sable noir brûlant en plein soleil
Vous voulez quand même un classement ?

Cette page vous donne la logique des côtes. Si vous cherchez plutôt une sélection nommée, plage par plage, avec accès et précautions, lisez notre classement des plus belles plages de Guadeloupe. Les deux se lisent bien à la suite : la carte d’abord pour choisir votre côte, la sélection ensuite pour choisir votre serviette.

Quand aller à la plage en Guadeloupe, et ce qui peut gâcher la journée ?

Le carême, de décembre à avril, reste la saison la plus confortable : temps sec, alizés réguliers, mer généralement plus lisible. C’est aussi la plus chère et la plus fréquentée, en particulier autour des fêtes et en février. L’hivernage, de juin à novembre, apporte la chaleur, les averses courtes et la saison cyclonique officielle. Les plages restent belles entre deux grains et souvent presque vides, mais la vérification météo devient un réflexe quotidien. Notre guide quand partir en Guadeloupe détaille la question mois par mois.

Quatre choses peuvent abîmer une journée de plage, et trois se voient venir. Les sargasses, d’abord : ces algues brunes s’échouent par épisodes, principalement sur la façade atlantique et le sud-est, avec des pics plutôt printaniers et estivals. Une plage impraticable un matin peut redevenir nette quinze jours plus tard, et le lagon sud est rarement touché aussi durement que la côte au vent. Le sujet mérite un point à part, que nous traitons dans notre article sur les sargasses en Guadeloupe.

La houle ensuite. Les trains de houle du nord, fréquents de novembre à avril, touchent Deshaies, Sainte-Rose et toute la côte nord-ouest, alors même que le reste de l’île profite d’un temps parfait. Un coup d’œil aux bulletins marins de Météo-France Antilles-Guyane la veille au soir évite d’arriver devant une mer fermée.

Les marées, en revanche, ne dictent presque rien ici : l’amplitude dépasse rarement quelques dizaines de centimètres, ce qui surprend les habitués de l’Atlantique métropolitain. Elle suffit pourtant à découvrir ou à noyer les têtes de corail des lagons, donc à rendre l’entrée à l’eau plus ou moins confortable à Bois Jolan ou à l’Anse à la Gourde. Quant à la pluie, elle tombe surtout sur les hauteurs de Basse-Terre : quand il pleut à Deshaies, il fait souvent beau à Sainte-Anne, et l’inverse est vrai aussi.

Sécurité, accès et stationnement : les réflexes qui évitent les ennuis

Premier point à intégrer : la très grande majorité des plages guadeloupéennes ne sont pas surveillées. Quelques sites très fréquentés disposent d’un poste de secours en journée et en haute saison, le reste se fait sous votre responsabilité. Observez la mer cinq minutes avant d’entrer, repérez où sortent les autres baigneurs, et ne nagez jamais seul sur une plage déserte et battue par les vagues. Sur la côte atlantique, les courants de retour se forment dans les passes du récif et dans les chenaux entre les têtes de corail ; ils emmènent vers le large sans prévenir.

Deuxième point, l’arbre. Le mancenillier pousse sur de nombreuses plages et ressemble à un grand pommier au feuillage brillant. Sa sève, ses feuilles et ses fruits brûlent la peau, et les troncs sont normalement marqués d’un trait de peinture rouge. Ne vous installez pas dessous, ne vous y abritez jamais de la pluie et n’y attachez pas un hamac. Nous détaillons l’identification et la conduite à tenir dans notre fiche sur le mancenillier.

Troisième point, la voiture. Les vols à la roulotte sur les parkings de plage sont la mésaventure la plus courante rapportée par les visiteurs. La parade est simple : rien de visible dans l’habitacle, rien du tout dans le coffre, papiers et téléphone sur vous ou dans une pochette étanche à la mer. Sur les sites les plus isolés, garez-vous à vue plutôt qu’à l’ombre si vous devez choisir.

Quatrième point, l’accès. Beaucoup de plages se rejoignent par des chemins de terre étroits, sans panneau, parfois défoncés après les pluies. Une voiture de catégorie citadine suffit dans la plupart des cas, à condition de rouler lentement et de faire demi-tour plutôt que de forcer. Prévoyez des chaussures d’eau pour les fonds caillouteux de la Côte sous le Vent, et de quoi boire partout : sur la moitié des plages citées ici, il n’y a ni robinet, ni commerce, ni ombre garantie. La qualité des eaux de baignade fait par ailleurs l’objet d’un suivi public, consultable site par site auprès de l’agence régionale de santé, et des interdictions temporaires sont prononcées après de fortes pluies ou un incident de réseau.

Questions fréquentes

Quelle est la plage la plus calme en Guadeloupe ?

Pour une mer calme, visez le lagon sud de Grande-Terre : Bois Jolan et la plage du Bourg de Sainte-Anne sont les plus abritées. Pour le calme au sens de la fréquentation, il faut passer sur une dépendance : l’Anse Canot ou l’Anse de Vieux-Fort à Marie-Galante, l’Anse Crawen aux Saintes, ou les plages de La Désirade en milieu de semaine.

Quelles sont les 5 plus belles plages de Guadeloupe ?

Les plus citées sont la Caravelle à Sainte-Anne, Grande Anse à Deshaies, Bois Jolan, la Feuillère à Marie-Galante et Pompierre aux Saintes. Le podium dépend surtout de ce que vous cherchez, d’où l’approche par côte de cette page. Notre sélection des plus belles plages détaille chacune d’elles avec son accès et ses précautions.

Où trouver du sable blanc en Guadeloupe ?

Le sable vraiment clair vient de l’érosion du corail et du calcaire, donc des terrains coralliens : sud et est de Grande-Terre, Marie-Galante dans son ensemble, La Désirade, et certaines anses des Saintes. Sur la côte ouest de Basse-Terre, d’origine volcanique, le sable va du doré au gris, et il vire au noir franc dans le sud de l’île.

Quel coin éviter en Guadeloupe pour la baignade ?

Aucune zone n’est à fuir pour la visite, mais plusieurs sont à éviter pour nager : la pointe des Châteaux elle-même, les abords de la Porte d’Enfer, la plage de Cluny à Sainte-Rose et la Grande Anse de Terre-de-Haut, où la baignade est interdite. Sur toute la façade atlantique, respectez les panneaux, même en l’absence de vagues visibles depuis le bord.

Peut-on se baigner toute l’année en Guadeloupe ?

Oui, la température de l’eau reste comprise entre environ 26 et 29 °C selon la saison, et aucune période ne ferme les plages. Ce qui varie, c’est l’état de la mer, la présence éventuelle de sargasses sur la côte au vent et, de juin à novembre, la vigilance cyclonique. Des interdictions temporaires liées à la qualité de l’eau peuvent aussi être prononcées après de fortes pluies.

Le carnet de cette branche

Les notes de bord de cette branche

  1. Plages et lagons · À paraître le 1 décembre

    Plage du Souffleur : Port-Louis et le nord Grande-Terre

  2. Plages et lagons · À paraître le 9 décembre

    Plage de la Caravelle : le guide de terrain à Sainte-Anne

  3. Plages et lagons · À paraître le 11 décembre

    Plage de la Perle : savoir quand on peut s’y baigner

  4. Plages et lagons · À paraître le 18 décembre

    Plage de Bois Jolan : le lagon des familles, à Sainte-Anne

  5. Plages et lagons · À paraître le 22 février

    Plage naturiste en Guadeloupe : la loi, Tarare et les usages

  6. Plages et lagons · À paraître le 24 février

    Plage de Pompierre : la baie fermée de Terre-de-Haut

  7. Plages et lagons · À paraître le 19 mars

    Plage de Grande Anse à Deshaies : la fiche de terrain

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