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Nature et randonnées · Branche Grande-Terre

Petite-Terre : la réserve aux iguanes de la Guadeloupe

Par Lucie Armand · · 14 min de lecture

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Nageurs au tuba au-dessus d'un récif corallien dans une eau turquoise
Dans cette page
  1. Deux îlets déserts à 10 km de Saint-François
  2. Du coton au phare : une île habitée jusqu'en 1972
  3. Que peut-on voir à Petite-Terre ?
  4. Le lagon, la barrière de corail et le snorkeling
  5. Comment aller à Petite-Terre depuis la Guadeloupe ?
  6. À quoi ressemble la journée, heure par heure
  7. Combien coûte une excursion à Petite-Terre ?
  8. Les règles de la réserve, sans exception
  9. Quand partir, et pour qui ?
  10. Questions fréquentes

Au large de la pointe des Châteaux, deux îlets posés sur un lagon turquoise forment la réserve naturelle de Petite-Terre. On n’y accoste qu’avec un opérateur agréé, à la journée, et c’est ce qui a sauvé ses iguanes, ses requins-citrons et son phare de 1840. Voici comment organiser l’excursion depuis Saint-François, ce qu’elle coûte et les règles à connaître avant d’embarquer.

L’essentiel

  • Accès : uniquement en excursion avec un opérateur agréé, au départ de Saint-François (Grande-Terre), 40 minutes à 1 h 30 de mer selon le bateau
  • Budget : environ 80 à 120 € la demi-journée, 100 à 150 € la journée déjeuner compris (fourchettes estimées)
  • À voir : iguanes des Petites Antilles, requins-citrons juvéniles, tortues, phare allumé en 1840
  • Statut : réserve naturelle nationale depuis 1998, îlets inhabités ; rien ne se prélève, drones interdits
  • Meilleure période : le carême, de décembre à mai, quand le canal est le plus calme

Deux îlets déserts à 10 km de Saint-François

Depuis la pointe des Châteaux, on distingue par temps clair une ligne basse posée sur l’horizon, à une dizaine de kilomètres au sud-est : Terre-de-Bas et Terre-de-Haut de la Petite-Terre. La première couvre environ 117 hectares, la seconde 31, et un chenal d’à peine 150 mètres les sépare. Administrativement, les deux îlets dépendent de la commune de La Désirade, leur voisine du nord.

Personne n’y habite. Les derniers occupants permanents furent les gardiens du phare de Terre-de-Bas, allumé le 9 juillet 1840 et inscrit aux monuments historiques en 2002. Sa tour de 20 mètres domine toujours les cactus et sert de repère aux navigateurs comme aux visiteurs : le sentier de découverte de l’îlet y conduit en une petite boucle.

Depuis le décret du 3 septembre 1998, l’ensemble forme la réserve naturelle nationale des îles de la Petite-Terre : 990 hectares protégés, dont 842 de lagon et de milieu marin, cogérés par l’Office national des forêts et l’association locale Ti-Tè. Concrètement, seule Terre-de-Bas se visite, en journée uniquement ; Terre-de-Haut est réservée aux scientifiques et aux gardes. Le site officiel de la réserve détaille son histoire et sa biodiversité.

Du coton au phare : une île habitée jusqu’en 1972

Petite-Terre n’a pas toujours été déserte, et c’est ce qui rend la visite troublante. Les Arawaks puis les Kalinagos ont occupé l’atoll entre 500 et 1500 environ, vivant de pêche, d’élevage et de cultures rendues possibles par la récupération de l’eau de pluie dans des citernes. Christophe Colomb passe au large en 1493, mais l’absence de source d’eau douce décourage longtemps l’installation : il faut attendre le XVIIIe siècle pour qu’on y cultive sérieusement le coton, expédié vers l’Europe, et des vivres destinés aux habitants de La Désirade.

Le phare, lui, doit son existence aux naufrages. Après une série d’échouages dans ces parages, Louis XIV aurait ordonné qu’un brasero soit allumé chaque nuit sur les îlets, rappelle le Conservatoire du littoral, propriétaire d’une partie du site. La tour de pierre qui prend le relais en 1840 reste le plus ancien phare de Guadeloupe : posée sur le point haut de l’îlet, elle porte son feu à une trentaine de mètres au-dessus de la mer. Des familles désiradiennes ont cultivé et élevé du bétail à son pied jusqu’en 1972, année où l’occupation permanente a cessé pour de bon.

Le sentier de découverte y conduit depuis la plage, sans dénivelé notable, entre cactus, agaves et murets de pierre sèche. La tour abrite des panneaux pédagogiques sur la faune et la flore et a longtemps été ouverte aux visiteurs : demandez à votre équipage si l’accès est possible le jour de votre venue, cela dépend de l’état du bâtiment et des consignes du moment. Les habitués l’appellent « le phare du bout du monde », et le panorama depuis son pied explique le surnom : le chenal, Terre-de-Haut en face, La Désirade au nord et, par temps clair, la pointe des Châteaux au nord-ouest.

Sentier de pierres montant vers la tour de pierre du phare de Petite-Terre, entre agaves et broussailles
Le sentier caillouteux qui monte vers le phare de Terre-de-Bas, allumé en 1840 · Photo Kouakou ph / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Que peut-on voir à Petite-Terre ?

L’animal vedette est l’iguane des Petites Antilles, une espèce menacée dont les îlets abritent la plus importante population connue. Ici, pas de vitre ni d’enclos : les reptiles traversent le sentier, se hissent dans les arbustes et viennent parfois inspecter les sacs posés sur le sable. On garde ses distances, on range le pique-nique et on ne donne rien à manger, la survie de l’espèce en dépend.

Le lagon sert de nurserie aux requins-citrons. Les juvéniles, longs de moins d’un mètre, patrouillent dans quelques dizaines de centimètres d’eau le long de la plage : impressionnants au premier regard, ils sont inoffensifs et s’écartent dès qu’on approche. Masque et tuba suffisent pour croiser aussi des tortues, des raies et des poissons de récif par centaines.

À terre, le décor est celui d’une île sèche : cactus cierges, gaïacs, dont la réserve conserve l’un des derniers peuplements originels, bernard-l’ermite par milliers et environ 150 espèces d’oiseaux observées au fil de l’année. Le tour de Terre-de-Bas par le sentier et le phare occupe une petite heure, baignades non comprises.

Iguane des Petites Antilles posé sur des branches, écailles grises et vertes
L’iguane des Petites Antilles, espèce phare de la réserve. On observe, on ne touche pas · Photo Pexels / Lexi Lauwers

Le lagon, la barrière de corail et le snorkeling

L’ensemble est un atoll surélevé dont le point culminant plafonne à onze mètres sur Terre-de-Bas : autant dire que tout se joue ici au ras de l’eau. Le chenal qui sépare les deux îlets forme un lagon peu profond, fermé au large par un récif corallien qui encaisse la houle atlantique. C’est cette barrière qui rend la baignade praticable et qui explique la transparence de l’eau. Sur les herbiers, on suit des tortues vertes et imbriquées qui broutent sans se presser, et le sable clair laisse repérer les raies pastenagues et léopards.

Côté poissons, la liste tient du catalogue : perroquets, chirurgiens, poissons-coffres, poissons-trompettes, cardinaux, sans compter les langoustes royales tapies sous les patates de corail. Le périmètre de la réserve totalise plus de cinq cents espèces recensées, tous groupes confondus, d’après Réserves naturelles de France, dont près de cent cinquante oiseaux. Un masque et un peu de patience suffisent pour en croiser une bonne part sans jamais quitter les petits fonds.

Une prudence s’impose en revanche près du récif. Le courant se renforce à l’approche de la barrière et des passes, là où les vagues se brisent, et on s’en aperçoit souvent trop tard. Restez du côté lagon, palmes aux pieds, et suivez les consignes de l’équipage qui connaît les entrées et les sorties d’eau. On regarde sans toucher : le corail vivant s’abîme au moindre contact, et poser la main sur le fond pour se stabiliser fait autant de dégâts qu’un coup de palme mal placé.

Lagon turquoise peu profond de Petite-Terre bordé d'une langue de sable blanc où marchent quelques visiteurs
Le lagon de Petite-Terre et sa langue de sable, avec la ligne de sargasses échouées au pied de la végétation · Photo Amandine Cevenes / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Comment aller à Petite-Terre depuis la Guadeloupe ?

Il n’existe ni navette publique ni ligne régulière : la réserve ne se visite qu’avec un opérateur agréé, dans le cadre d’une excursion à la journée ou à la demi-journée. La plupart des départs se font de la gare maritime de Saint-François, à l’est de Grande-Terre, certaines compagnies embarquant aussi au Gosier. Le comité du tourisme des îles de Guadeloupe recense les prestataires.

Deux ambiances au choix. Les vedettes rapides couvrent le canal en 40 à 45 minutes et maximisent le temps passé sur place ; les catamarans demandent 1 h à 1 h 30 par trajet, voile dehors quand l’alizé s’y prête, avec déjeuner créole servi à bord ou sur la plage. Dans les deux cas, le matériel de snorkeling est généralement fourni et l’équipage encadre les mises à l’eau.

Réservez plusieurs jours à l’avance en haute saison : la fréquentation quotidienne est limitée pour protéger les îlets, et les bateaux affichent vite complet entre décembre et avril. Si vous naviguez avec votre propre bateau, le mouillage dans le lagon est réglementé : bouées dédiées, ancre proscrite sur les herbiers et le corail, et redevance à acquitter comme tout usager de la réserve.

Catamaran au mouillage sur une mer turquoise des Caraïbes sous un ciel nuageux
Catamaran dans les Caraïbes. Pour Petite-Terre, comptez 1 h à 1 h 30 de navigation depuis Saint-François · Photo Pexels / Gavin Fregona

À quoi ressemble la journée, heure par heure

Tout commence tôt. La plupart des équipages donnent rendez-vous entre 7 h et 8 h à la marina ou au port de pêche de Saint-François, avec briefing sécurité et remise du matériel de snorkeling avant de larguer les amarres. Emportez une pièce d’identité valide : les prestataires la réclament pour l’entrée dans la réserve, et l’oubli peut coûter l’embarquement.

La traversée longe la côte jusqu’à la pointe des Châteaux, puis met le cap au sud-est, La Désirade dressée sur l’horizon. En vedette, elle dure entre 35 et 50 minutes selon l’état de la mer ; en catamaran, comptez environ 1 h 30, souvent sous voile, ligne de traîne à l’arrière et l’œil ouvert. Dauphins et tortues se montrent régulièrement sur ce trajet, et des baleines passent en saison, observées à distance selon les règles du sanctuaire Agoa.

Le bateau entre ensuite dans le lagon et se frappe sur une bouée de mouillage. L’équipage rappelle les consignes de la réserve avant le débarquement, puis la journée s’organise en trois temps qui varient peu d’une compagnie à l’autre : sentier de découverte le matin, quand la lumière est encore basse et les iguanes actifs, snorkeling accompagné dans le lagon, et déjeuner créole servi à bord ou à l’ombre des raisiniers bord de mer.

L’après-midi laisse du temps libre pour une seconde mise à l’eau, une sieste ou simplement la plage. Le départ de l’îlet se fait en général entre 15 h 30 et 16 h, pour un retour à Saint-François entre 16 h 15 et 17 h 30 selon le bateau et le vent. Les demi-journées, plus rares, partent en début d’après-midi et rentrent en fin de journée ; elles laissent à peine le temps du sentier et d’une seule mise à l’eau.

Arrivée dans le lagon de Petite-Terre, catamarans au mouillage devant la plage et le phare à l'horizon
L’arrivée dans le lagon, bateaux frappés sur les bouées et le phare qui pointe au-dessus de la cocoteraie · Photo Mélina ROBIN / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Combien coûte une excursion à Petite-Terre ?

Les tarifs varient selon le bateau, la durée et ce qui est compris. Sur les plateformes de réservation locales, les journées complètes s’affichent en général entre 100 et 150 € par adulte, déjeuner inclus, et les demi-journées entre 80 et 120 €. Les enfants paient le plus souvent 10 à 20 € de moins. Ce sont des fourchettes estimées, relevées sur les grilles publiques des opérateurs : vérifiez le détail au moment de réserver.

Formule Fourchette estimée (adulte)
Demi-journée en vedette rapide 80 à 120 €
Journée complète en vedette, repas compris 100 à 150 €
Journée en catamaran, repas compris 100 à 150 €
Tarif enfant souvent 10 à 20 € de moins

Une partie du billet correspond à la redevance d’accès à la réserve, que les opérateurs agréés reversent au gestionnaire : elle finance les gardes, le balisage du sentier et les suivis scientifiques. Rapporté à une journée entière en mer avec repas, équipement et encadrement, le tarif se compare à celui des autres grandes sorties nautiques de l’archipel.

Vedette, catamaran ou bateau privatisé ?

Trois formules cohabitent au départ de Saint-François. Les vedettes et speed boats agréés embarquent une douzaine de passagers, filent vite et laissent le maximum de temps sur l’îlet : c’est le choix des pressés et des familles avec de jeunes enfants. Les catamarans de croisière, qui peuvent accueillir plusieurs dizaines de personnes, transforment la navigation en partie du programme ; certains affichent publiquement la journée tout compris autour de 120 € par adulte et une centaine d’euros par enfant, avec un tarif réduit pour les tout-petits.

Reste la privatisation, avec ou sans skipper, pour un groupe déjà constitué. Elle revient plus cher par personne, sauf à remplir le bateau, mais elle affranchit des horaires collectifs et des compagnons de pont imposés. Sans skipper, elle suppose le permis, une lecture sérieuse de la réglementation de la réserve et l’acceptation des contrôles, fréquents dans le lagon. Dans tous les cas, le bateau doit détenir une autorisation en cours de validité : la liste des prestataires agréés évolue chaque saison, vérifiez-la avant de payer un acompte.

Les règles de la réserve, sans exception

Une réserve naturelle nationale n’est pas un parc de loisirs, et celle-ci applique une réglementation stricte. On ne prélève rien : ni sable, ni coquillage, ni corail, même vide, même « juste en souvenir ». La pêche et la chasse sous-marine sont interdites, tout comme le nourrissage des animaux et l’introduction d’espèces, plantes ou animaux domestiques compris.

Le survol à basse altitude est interdit, drones de loisir compris : vos images se feront au niveau de l’eau, et elles n’en seront pas moins belles. À terre, on reste sur le sentier balisé et sur la plage, on remporte tous ses déchets et on laisse les iguanes tranquilles, même quand ils s’installent au milieu du chemin. L’équipage rappelle ces consignes au débarquement ; les gardes de la réserve veillent au reste.

Crème solaire : pensez au lagon

Les filtres chimiques des crèmes classiques se dissolvent dans l’eau que vous venez admirer. Préférez une protection minérale dite « reef safe » et un lycra à manches longues, et appliquez la crème au moins trente minutes avant la mise à l’eau.

Iguane des Petites Antilles progressant sur un sol rocheux
Sur les îlets, les iguanes circulent librement entre roche et végétation sèche · Photo Pexels / Adrien Stachowiak

Quand partir, et pour qui ?

Le carême, de décembre à mai, reste la meilleure fenêtre : mer plus maniable dans le canal, lumière franche, pluies rares. Pendant l’hivernage, de juin à novembre, les sorties continuent, mais la houle et les grains peuvent conduire les compagnies à reporter ou annuler la veille ; gardez une journée de battement dans votre programme. Des radeaux de sargasses dérivent parfois dans les parages, sans que cela se prévoie longtemps à l’avance.

L’excursion comble les amateurs de snorkeling, les familles dont les enfants nagent avec assurance et tous ceux qu’une île déserte attire, appareil photo en main. Le canal peut secouer : si vous craignez le mal de mer, préférez une vedette tôt le matin et prenez un comprimé avant d’embarquer. Dans un itinéraire d’une ou deux semaines, Petite-Terre se cale naturellement dans les jours consacrés à la pointe orientale de l’archipel.

Soyez au clair sur ce que Petite-Terre n’est pas. Ce n’est pas une plage où l’on débarque librement : pas de baignade sans l’encadrement de l’équipage, pas de coin isolé hors sentier, pas de nuit sur place. Il n’y a ni buvette, ni sanitaires, ni ombre garantie en dehors de quelques bosquets : chapeau, eau et lycra font partie du bagage. C’est le prix d’un lagon resté à peu près intact.

Questions fréquentes

Quel est le prix d’une excursion à Petite-Terre ?

Comptez en ordre de prix 100 à 150 € par adulte pour une journée complète, déjeuner créole compris, et 80 à 120 € pour une demi-journée, avec des réductions fréquentes pour les enfants. Ces fourchettes estimées incluent en général le matériel de snorkeling et la redevance d’accès à la réserve ; vérifiez le détail auprès de l’opérateur.

Peut-on aller à Petite-Terre sans passer par une excursion ?

Il n’existe aucune navette régulière : pour la plupart des visiteurs, l’excursion avec un opérateur agréé est le seul moyen de débarquer. Les plaisanciers autonomes peuvent mouiller dans le lagon en respectant la réglementation de la réserve, sur les bouées prévues et en s’acquittant de la redevance, jamais à l’ancre sur le corail.

Combien coûte une excursion en catamaran à Petite-Terre ?

Les catamarans de croisière au départ de Saint-François se situent dans la même fourchette que les vedettes sur la journée complète, en ordre de prix 100 à 150 € par adulte selon l’opérateur, déjeuner et boissons compris, avec un tarif enfant en général inférieur de dix à vingt euros. La différence tient moins au prix qu’au temps de navigation, bien plus long, que beaucoup considèrent comme une partie du plaisir plutôt qu’un trajet à subir.

Que faut-il emporter dans son sac ?

Il n’y a ni buvette, ni boutique, ni sanitaires sur l’îlet. Prévoyez de l’eau, un chapeau, un lycra ou un tee-shirt pour nager, une crème solaire minérale, une serviette et une pièce d’identité valide. Masque et tuba sont presque toujours prêtés à bord, mais vos propres palmes restent plus confortables. Tout ce qui entre dans la réserve doit en ressortir, emballages et mégots compris.

Les requins de Petite-Terre sont-ils dangereux ?

Non. Le lagon abrite surtout des requins-citrons juvéniles, longs de quelques dizaines de centimètres à un mètre, qui grandissent dans ces eaux peu profondes avant de gagner le large. Ils fuient les nageurs et n’ont jamais rien à gagner à votre contact : on les observe à distance, sans les poursuivre ni les toucher.

Peut-on dormir sur Petite-Terre ?

Non, les îlets sont inhabités et la réserve se visite en journée uniquement : pas d’hébergement, pas de camping, pas de bivouac. Les excursions repartent en milieu ou en fin d’après-midi. La plupart des visiteurs dorment à Saint-François ou ailleurs sur Grande-Terre, à quelques minutes de la gare maritime.

L’excursion convient-elle aux enfants ?

Oui, la plupart des compagnies acceptent les enfants et prêtent des gilets. Le lagon, peu profond et abrité, se prête bien aux premières explorations au masque, iguanes et bernard-l’ermite font le reste. Restez attentif au mal de mer sur la traversée et à l’absence d’ombre sur l’îlet : chapeau, lycra et eau sont indispensables.

Lucie Armand

Lucie s'occupe des dépendances, Marie-Galante en tête, des budgets et des itinéraires. Elle compte les nuits d'hôtel en carême et en hivernage avant de conseiller une date.

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