Plages et lagons · Branche Basse-Terre
Les plus belles plages de Guadeloupe : notre sélection

Dans cette page
- Lagons calmes pour la famille : Sainte-Anne, Bois Jolan et la Caravelle
- Sable doré côté Caraïbes : Grande Anse et la Perle, à Deshaies
- Quelles plages pour le snorkeling en Guadeloupe ?
- Les plages des dépendances : Feuillère, Anse Canot, Pompierre, Le Souffleur
- Vagues et grands paysages : Le Moule et la Porte d'Enfer
- Peut-on se baigner partout en Guadeloupe ?
- Quelle saison pour profiter des plages ?
- Questions fréquentes
Sable blanc des lagons, sable doré de la côte sous le vent, criques presque désertes des dépendances : la Guadeloupe réunit des plages très différentes à moins d’une heure de route les unes des autres. Plutôt que de les classer, nous les avons regroupées par envie : baignade avec des enfants, snorkeling, coucher de soleil ou vagues. Douze plages, et pour chacune de quoi décider si elle mérite le détour.
- Lagon calme avec des enfants : Sainte-Anne, Bois Jolan et la Caravelle, au sud de Grande-Terre
- Sable doré et couchers de soleil : Grande Anse et la Perle, à Deshaies
- Snorkeling : Malendure et Petite Anse, sur la côte ouest de Basse-Terre
- Dépendances : la Feuillère et Anse Canot à Marie-Galante, Pompierre aux Saintes, Le Souffleur à La Désirade
- Meilleure saison : le carême, de décembre à mai, mer plus calme et temps sec
Lagons calmes pour la famille : Sainte-Anne, Bois Jolan et la Caravelle
Le sud de Grande-Terre est protégé par une barrière de corail qui transforme le littoral en une suite de lagons peu profonds. C’est ici que l’eau est la plus claire et la baignade la plus facile de l’archipel. La plage du Bourg, en plein centre de Sainte-Anne, en est l’exemple parfait : on entre dans une eau turquoise qui reste longtemps à hauteur de taille, un poste de secours surveille la zone de baignade en journée et le marché voisin fournit jus de canne et accras. La contrepartie se devine : le week-end, les familles guadeloupéennes s’y retrouvent en nombre et les places de parking partent vite.
À quelques minutes à pied vers l’ouest, la plage de la Caravelle aligne cocotiers penchés et sable clair derrière le même récif. Une partie borde le Club Med, mais l’accès public existe et personne ne vous chassera de la portion libre. En carême, venez avant dix heures : vous profiterez d’une lumière superbe et d’un lagon encore vide.

Entre Sainte-Anne et Saint-François, Bois Jolan joue une autre partition. Pas de bourg, pas de restaurant, juste une longue bande de sable ombragée de raisiniers et de filaos, et une eau qui reste au niveau des genoux sur des dizaines de mètres. C’est la plage des jeunes enfants par excellence, à condition d’apporter eau et parasol, car les services sont réduits au minimum.

Sable doré côté Caraïbes : Grande Anse et la Perle, à Deshaies
Changement complet de décor au nord-ouest de Basse-Terre. À Deshaies, pas de barrière de corail : la mer des Caraïbes arrive directement sur de longues plages de sable doré adossées aux mornes verts. Grande Anse est la plus connue, et l’une des plus vastes de Guadeloupe. On s’y gare facilement, on déjeune dans l’une des cases de bord de plage, on trouve de l’ombre sous les cocotiers et les raisiniers, et le coucher de soleil y est l’un des plus beaux de l’île. En revanche, le fond tombe vite et un rouleau de bord peut se former dès que la houle rentre, surtout de novembre à avril quand les trains de houle du nord touchent cette côte : gardez les enfants au bord ces jours-là et observez la mer avant d’entrer.

Quelques kilomètres plus au nord, la plage de la Perle étire le même sable doré dans un cadre plus tranquille. Moins fréquentée que Grande Anse, elle plaît aux marcheurs et aux habitués qui viennent en fin de journée. Mêmes précautions : la baignade y est agréable par mer calme et demande de la prudence dès que les vagues se lèvent.

Quelles plages pour le snorkeling en Guadeloupe ?
La côte sous le vent, entre Bouillante et Vieux-Habitants, offre une mer souvent d’huile le matin et les fonds les plus poissonneux accessibles depuis le bord. Malendure, à Bouillante, en est la porte d’entrée : cette plage de sable volcanique sombre fait face aux îlets Pigeon et à la réserve Cousteau, dont les eaux sont protégées par le Parc national de la Guadeloupe. Les tortues broutent les herbiers à quelques mètres du rivage, ce qui explique l’affluence des bateaux d’excursion et des baptêmes de plongée. Venez tôt, l’ombre et le stationnement se font rares dès la mi-journée.

Pour une ambiance plus locale, Petite Anse, un peu plus au sud sur la même commune, reste une crique appréciée des habitants. On y nage masque et tuba le long des pointes rocheuses qui ferment la baie, avec de bonnes chances de croiser poissons-perroquets et oursins. Les services y sont limités : prévoyez de quoi boire et des chaussures d’eau pour les zones caillouteuses.
Les plages des dépendances : Feuillère, Anse Canot, Pompierre, Le Souffleur
Les petites îles de l’archipel gardent les plages les plus paisibles. À Marie-Galante, la Feuillère, à Capesterre, déroule une longue courbe de sable clair derrière son lagon, avec la Dominique à l’horizon par temps dégagé et quelques kiosques pour déjeuner. Sur la côte ouest, près de Saint-Louis, Anse Canot offre une version plus intime : eau calme, ombre des arbres au ras du sable, et rarement plus d’une poignée de serviettes en semaine.

Aux Saintes, la baie de Pompierre est presque fermée par les Roches Percées, ce qui en fait une piscine naturelle à l’abri de la houle. On y vient à pied depuis le bourg de Terre-de-Haut, en une demi-heure de marche tranquille, pour pique-niquer sous les raisiniers en surveillant ses sandwichs : les cabris de l’île ont la réputation de se servir.

À La Désirade enfin, la plage du Souffleur aligne sable blanc, eau translucide et casiers de pêcheurs, protégée par un récif qui casse la houle de l’Atlantique. En semaine hors vacances scolaires, vous y serez parfois seul. Aucun commerce à demeure : apportez eau et en-cas, et repérez l’ombre des cocotiers en arrivant.

Vagues et grands paysages : Le Moule et la Porte d’Enfer
La façade atlantique de Grande-Terre parle aux surfeurs et aux marcheurs. Au Moule, la plage de l’Autre Bord borde un spot de surf réputé où plusieurs écoles donnent des cours toute l’année : les vagues déferlent au large sur le récif, tandis que la partie proche du bourg, mieux abritée, permet de se tremper par mer raisonnable. La promenade plantée qui longe la plage en fait aussi un but de balade en fin d’après-midi.
Plus au nord, à Anse-Bertrand, la Porte d’Enfer n’est pas une plage où l’on vient nager mais un paysage : un lagon étiré entre deux falaises, une langue de sable, des carbets pour pique-niquer et le sentier littoral qui mène au Trou de Madame Coco. La baignade est déconseillée aux abords du site, la passe et la côte extérieure générant des courants violents. On y vient pour marcher, photographier et déjeuner, pas pour se mettre à l’eau.

Peut-on se baigner partout en Guadeloupe ?
Non, et c’est la principale règle de prudence de l’archipel. Les plages du lagon sud de Grande-Terre, des Saintes ou de La Désirade sont faciles, mais toute la côte atlantique exposée, du Moule à la Pointe des Châteaux comme au nord d’Anse-Bertrand, connaît des courants puissants dès que la houle se lève. Baignez-vous en zone surveillée quand elle existe, respectez les drapeaux, et renoncez aux plages désertes battues par les vagues, aussi photogéniques soient-elles. Les bulletins de Météo-France Antilles-Guyane signalent les épisodes de mer dangereuse, et les sargasses qui s’échouent par vagues sur la façade atlantique changent la donne en quelques jours : un repérage la veille évite les déconvenues.
Présent sur de nombreuses plages, le mancenillier ressemble à un grand pommier au feuillage brillant. Sa sève, ses feuilles et ses fruits sont toxiques et brûlent la peau. Les troncs sont normalement marqués d’un trait de peinture rouge : ne vous installez pas dessous, même pour un quart d’heure, et ne vous y abritez jamais sous la pluie.
| Plage | Où | Idéale pour | Avec de jeunes enfants |
|---|---|---|---|
| Plage du Bourg, Sainte-Anne | Grande-Terre | lagon surveillé, marché à deux pas | oui |
| La Caravelle | Grande-Terre | carte postale du lagon, tôt le matin | oui |
| Bois Jolan | Grande-Terre | eau à hauteur de genoux, ombre des filaos | oui |
| Grande Anse | Deshaies, Basse-Terre | sable doré, coucher de soleil | par mer calme |
| La Perle | Deshaies, Basse-Terre | même décor, moins de monde | par mer calme |
| Malendure | Bouillante, Basse-Terre | snorkeling, tortues, réserve Cousteau | oui, près du bord |
| Petite Anse | Bouillante, Basse-Terre | palmes-masque-tuba au calme | avec chaussures d’eau |
| La Feuillère | Marie-Galante | lagon, vue sur la Dominique | oui |
| Anse Canot | Marie-Galante | crique tranquille et ombragée | oui |
| Pompierre | Les Saintes | baie fermée, pique-nique | oui |
| Le Souffleur | La Désirade | récif protecteur, solitude | oui, prévoir eau |
| L’Autre Bord | Le Moule, Grande-Terre | surf, promenade | zone abritée seulement |
Quelle saison pour profiter des plages ?
Le carême, de décembre à mai, reste la saison reine : temps sec, alizés réguliers, mer généralement plus lisible. C’est aussi la période la plus chère et la plus fréquentée, en particulier autour des fêtes et en février. L’hivernage, de juin à novembre, apporte chaleur, grains et la saison cyclonique officielle : les plages restent belles entre deux averses, souvent presque vides, mais la vigilance météo devient un réflexe quotidien.
Deux nuances selon les côtes. À Deshaies, la houle du nord de l’hiver peut durcir la baignade en plein carême, alors que la côte sous le vent de Bouillante reste praticable presque toute l’année. Sur la façade atlantique, ce sont les épisodes de sargasses, plus fréquents entre le printemps et la fin de l’été, qui décident du programme. Le lagon du sud de Grande-Terre, lui, pardonne presque tout : c’est la valeur refuge des jours incertains.
Questions fréquentes
Quelles sont les 3 plus belles plages de Guadeloupe ?
Les trois plus citées sont la Caravelle à Sainte-Anne pour son lagon, Grande Anse à Deshaies pour son sable doré et ses couchers de soleil, et la Feuillère à Marie-Galante pour son eau translucide. Le podium dépend surtout de ce que vous cherchez : baignade facile, décor sauvage ou tranquillité.
Quelle est la plus belle plage de sable blanc ?
Le sable vraiment clair se trouve du côté des lagons calcaires : Bois Jolan et la Caravelle en Grande-Terre, la Feuillère à Marie-Galante et Le Souffleur à La Désirade. Sur la côte ouest de Basse-Terre, d’origine volcanique, le sable tire vers le doré ou le gris, ce qui n’enlève rien au charme de Grande Anse.
Quelle partie de la Guadeloupe a les plus belles plages ?
Le sud de Grande-Terre concentre les lagons de carte postale et les plages les mieux équipées. Le nord-ouest de Basse-Terre gagne au chapitre des paysages et des fins de journée. Les dépendances, Marie-Galante en tête, offrent les plages les plus préservées. L’idéal est de composer avec les trois au fil du séjour.
Quel est le plus beau lagon de Guadeloupe ?
Celui de Sainte-Anne et de Bois Jolan est le plus accessible et le plus photogénique au quotidien. Les amateurs citent aussi la baie de Pompierre aux Saintes, presque fermée, et le lagon de Petite-Terre, réserve naturelle que l’on ne rejoint qu’en excursion à la journée depuis Saint-François.
Les plages de Guadeloupe sont-elles surveillées ?
Seules quelques plages très fréquentées disposent d’un poste de secours, comme la plage du Bourg à Sainte-Anne, et la surveillance se limite en général à la journée et à la haute saison. Partout ailleurs, la baignade se fait sous votre responsabilité : observez la mer, restez dans les zones abritées et ne nagez jamais seul par houle sensible.
Maëlle a grandi entre Le Gosier et la métropole. Elle écrit sur la Grande-Terre, les plages et les marchés, et vérifie les horaires de ferry avant d'écrire quoi que ce soit.


