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Deshaies : le guide du bourg, des plages et du jardin

Par Thomas Berville · · 18 min de lecture

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Coucher de soleil sur la baie de Deshaies, Basse-Terre, avec un bateau au premier plan
Dans cette page
  1. Deshaies, un petit port de pêche au pied des mornes
  2. Grande Anse, la plus longue plage de l'archipel
  3. Y a-t-il des dangers à la plage de Grande Anse ?
  4. Quelle est la plus belle plage de Deshaies ?
  5. Le jardin botanique, l'ancienne propriété de Coluche
  6. Le bourg, la baie et le décor de « Meurtres au paradis »
  7. Que faire autour de Deshaies ?
  8. Faut-il poser ses valises à Deshaies ?
  9. Quand venir, comment arriver et où se garer
  10. Questions fréquentes

Deshaies tient dans une poignée de rues accrochées au fond d’une baie, à l’extrémité nord-ouest de Basse-Terre. C’est un petit port de pêche d’un peu plus de 3 700 habitants, devenu l’un des camps de base les plus demandés de l’archipel pour trois raisons simples : la plus longue plage de Guadeloupe à deux kilomètres, un jardin botanique installé dans l’ancienne propriété de Coluche, et une série télévisée britannique qui filme le bourg depuis 2011. Voici ce que vous y trouverez vraiment, y compris ce qui mérite de la prudence.

L’essentiel

  • Où : côte sous le vent, nord-ouest de Basse-Terre, à environ 1 h 15 de route de l’aéroport de Pointe-à-Pitre
  • À voir : Grande Anse, la plage de la Perle, le jardin botanique, le bourg et son port de pêche
  • Baignade : sable doré et mer ouverte, sans barrière de corail, sans surveillance permanente. Observez la mer avant d’entrer
  • Jardin botanique : environ 2 h de visite, ouvert tous les jours, de l’ordre de 18 € par adulte (tarif affiché à l’automne 2026)
  • Pour qui : ceux qui veulent des couchers de soleil, de la forêt et de la plongée plutôt qu’un lagon turquoise et des restaurants ouverts tard

Deshaies, un petit port de pêche au pied des mornes

La commune occupe une trentaine de kilomètres carrés de littoral très découpé, entre Pointe-Noire au sud et Sainte-Rose à l’est, avec la mer des Caraïbes à l’ouest et Montserrat à l’horizon par temps dégagé. Le bourg lui-même est minuscule : quelques rues parallèles au quai, une église, une école, une mairie, et des cases créoles en bois qui montent à l’assaut de la pente. On en fait le tour à pied en vingt minutes, ce qui surprend toujours les visiteurs venus avec l’image d’une station balnéaire.

Cette petite taille s’explique par l’histoire. Fondé en 1671 à côté de la plage de Grande Anse, le bourg a été déplacé deux kilomètres plus au sud pour se mettre à l’abri du Gros Morne, dans une baie plus facile à rejoindre en canot. La commune est restée enclavée très longtemps : la route nationale 2 n’est arrivée de Pointe-Noire qu’en 1957, et la Route de la Traversée n’a été achevée qu’en 1967. Autrement dit, Deshaies vivait de la mer et de ses jardins bien avant de vivre du tourisme.

Autre singularité de la commune, elle n’a jamais tourné son agriculture vers la canne à sucre, contrairement à presque toute la Guadeloupe. On y a cultivé le cacao, le café et la vanille, sur des mornes trop pentus pour les grandes plantations. La pêche artisanale continue de débarquer au port, et vous verrez les barques rentrer en fin de matinée si vous traînez sur le quai.

Ce qui a fait de Deshaies un camp de base, c’est sa position. Vous êtes à quelques minutes des plages du nord de Basse-Terre, à une trentaine de minutes de la réserve Cousteau, à portée immédiate de la forêt tropicale, et dans l’un des rares bourgs de l’île où l’on dîne face au soleil couchant. En contrepartie, vous êtes aussi loin de tout le reste, et nous y reviendrons plus bas.

Grande Anse, la plus longue plage de l’archipel

Grande Anse s’étire sur environ 2,15 kilomètres au lieu-dit Ziotte, à deux kilomètres au nord du bourg. C’est un arc parfait entre la pointe Le Breton au nord et la pointe Le Gouffre au sud, et c’est bien la plus longue plage de Guadeloupe. Le sable y est doré, presque ocre par endroits, très différent du blanc calcaire des lagons de Grande-Terre.

Le décor tient autant à ce qui borde la plage qu’à la plage elle-même. Derrière le cordon de sable s’étend un marais alimenté par la rivière Mitan, qui rompt parfois la ligne dunaire après de fortes pluies. Au-dessus, les mornes boisés tombent presque dans la mer. L’ensemble, Grande Anse et Gros Morne, forme un site classé de 93 hectares, le plus ancien du département, ce qui explique l’absence d’immeubles en front de mer.

Courbe de sable doré et morne boisé au nord de la plage de Grande Anse, à Deshaies, sous un ciel couvert
L’extrémité nord de Grande Anse, où la plage vient buter contre les mornes boisés · Photo LPLT / Wikimedia Commons (CC BY-SA 3.0)

Concrètement, on se gare le long de l’accès principal, on trouve de l’ombre sous les cocotiers et les raisiniers, et on déjeune dans l’une des cases de bord de plage qui servent poisson grillé et accras. La fréquentation grimpe très vite : en février, en avril et le week-end toute l’année, la plage se remplit à partir de dix heures et la moitié sud, la plus abritée, devient une plage de famille assez animée. Marchez cinq minutes vers le nord et vous retrouvez de l’espace.

Le vrai moment de Grande Anse, c’est la fin d’après-midi. Le soleil descend droit dans la mer des Caraïbes, la lumière passe à l’orange sur le sable, et les baigneurs se raréfient. Beaucoup de visiteurs viennent uniquement pour cette heure-là, ce qui est un excellent calcul si vous logez à moins de vingt minutes.

Y a-t-il des dangers à la plage de Grande Anse ?

Oui, et il faut le dire sans tourner autour. Grande Anse est une plage de mer ouverte : aucune barrière de corail ne casse la houle avant qu’elle n’arrive au rivage. Le fond descend rapidement à quelques mètres du bord, et par houle de nord ou de nord-est, un rouleau de bord court et violent se forme, capable de renverser un adulte en eau peu profonde et de l’entraîner vers le large dans le mouvement de retour.

Ce n’est pas une inquiétude théorique. En mai 2023, deux jeunes hommes de 13 et 23 ans se sont noyés à la plage de Rifflet, sur la même commune, les courants marins ayant été mis en cause. Les autorités locales avaient alors recensé sept sites à risque sur le littoral deshaisien, et rappelé que la baignade n’y est pas surveillée. Le mot « baïne » revient souvent dans les conversations par analogie avec la côte atlantique ; le mécanisme ici est différent, mais le résultat est le même : une masse d’eau qui repart vers le large par un couloir plus profond.

La commune a étudié la mise en place d’un poste de secours et bute sur le coût et sur les difficultés d’assurance. En attendant, la seule chose sur laquelle vous pouvez compter, c’est une signalétique en haut de plage, des arrêtés d’interdiction temporaires quand la mer est trop forte, et des agents municipaux qui passent les faire respecter. Ces interdictions ne sont pas décoratives : quand un panneau dit non, la réponse est non, même si d’autres baigneurs sont à l’eau.

Quelques réflexes simples suffisent à ramener le risque à peu de chose. Regardez la mer pendant cinq minutes avant d’entrer : si le rouleau claque sec sur le sable et si l’écume repart en tirant, renoncez. Restez dans la moitié sud, la plus abritée. Ne laissez jamais un enfant entrer seul, et gardez-le devant vous plutôt qu’à côté. Une étude épidémiologique menée en Guadeloupe entre 2015 et 2017 attribuait au défaut de surveillance 56 % des noyades d’enfants de moins de 13 ans.

Le mancenillier, l’autre danger de l’arrière-plage

Plusieurs plages de la commune abritent des mancenilliers, ces grands arbres au feuillage brillant dont la sève, les feuilles et les petits fruits verts brûlent la peau. Les troncs portent normalement un trait de peinture rouge. Ne vous installez pas dessous, ne vous y abritez pas sous la pluie et ne ramassez pas les fruits tombés. Notre fiche sur l’arbre à mancenilles détaille comment le reconnaître et quoi faire en cas de contact.

Quelle est la plus belle plage de Deshaies ?

Si Grande Anse remporte le concours de popularité, ce n’est pas forcément elle que vous préférerez. La commune compte une dizaine de plages, et elles ne se ressemblent pas du tout. La plage de la Perle, deux kilomètres plus au nord, offre le même sable doré dans un cadre plus sauvage, avec l’îlet Kahouanne posé sur l’horizon et des troncs blanchis échoués en travers du sable. Elle reçoit la même houle que sa grande voisine et demande les mêmes précautions, mais elle est nettement moins fréquentée en semaine.

Tronc d'arbre blanchi échoué sur le sable doré de la plage de la Perle, à Deshaies, face à une mer turquoise
La plage de la Perle et ses bois flottés, avec l’îlet Kahouanne au fond · Photo Tournasol7 / Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Au sud du bourg, l’anse Ferry change complètement d’ambiance. Le sable y tire vers le gris volcanique, la baie est fermée par la pointe Paul Thomas, et la mer y entre beaucoup plus calmement qu’à Grande Anse. C’est la plage des habitants, longée par la route et par un boulevard éclairé, avec des barques de pêche tirées au sec et le hameau de Ferry juste derrière. Les familles avec de jeunes enfants y sont bien plus tranquilles, par mer calme.

Sable gris et vaguelettes à l'anse Ferry, à Deshaies, avec la pointe Paul Thomas boisée en arrière-plan
L’anse Ferry, au sud du bourg, fermée par la pointe Paul Thomas · Photo Enrevseluj / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Un mot sur la plage de Clugny, souvent rangée avec les plages de Deshaies alors qu’elle se trouve déjà sur le territoire de Sainte-Rose, juste après la limite communale. Elle mérite le détour : un kilomètre de sable blond coupé en deux par un affleurement rocheux plein de vasques, sous la Pointe Allègre, face à l’îlet Kahouanne. C’est un site de ponte des tortues marines, et la RN2 la longe de si près que des panneaux signalent la traversée des tortues. La mer y est franchement exposée, la baignade y demande la même vigilance qu’à Grande Anse.

Affleurement rocheux et vasques d'eau au coucher du soleil sur la plage de Clugny, entre Deshaies et Sainte-Rose
Le platier rocheux qui coupe la plage de Clugny en deux, à la limite de Deshaies · Photo Krzysztof Ziarnek, Kenraiz / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Reste la petite plage du bourg, au pied des restaurants. Personne ne vient à Deshaies pour elle, et c’est pourtant celle que vous utiliserez le plus si vous dormez sur place : un bout de sable devant le quai, de l’eau calme protégée par la baie, et la possibilité de piquer une tête à sept heures du matin avant que le village ne se réveille. Les amateurs de solitude, eux, poussent jusqu’aux anses de Tillet, de Leroux ou de Petite Anse, plus confidentielles et sans aucun service. Pour comparer avec le reste de l’archipel, nos plages de Guadeloupe remettent tout cela en perspective.

Le jardin botanique, l’ancienne propriété de Coluche

C’est la visite payante la plus fréquentée de la commune, et l’une des rares de Guadeloupe qui fonctionne par tous les temps. Dans les années 1980, Coluche possédait ici cinq hectares de mornes dominant la baie de Deshaies. Le terrain a été racheté et redessiné par le paysagiste Michel Gaillard, et transformé en jardin botanique et animalier. La maison d’origine, détruite, a été reconstruite à l’identique et sert aujourd’hui de villa de location.

Le parcours se déroule en boucle sur cinq hectares organisés en une quinzaine de mondes : une grande pièce d’eau à l’entrée où nagent des carpes koï, le monde des palmiers, une zone aride plantée de cactus et d’agaves, un jardin des simples inspiré des jardins monastiques, un secteur caribéen humide qui reconstitue la forêt d’altitude. Plus de mille espèces y sont présentées, avec des volières de loriquets et des perspectives sur la mer à plusieurs endroits du circuit.

Case créole au toit rose et aux lambrequins blancs reflétée dans la pièce d'eau du jardin botanique de Deshaies
L’accueil du jardin botanique de Deshaies, au bord de la pièce d’eau aux nénuphars · Photo Tournasol7 / Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Comptez deux heures de visite, davantage si vous photographiez ou si vous déjeunez au restaurant panoramique installé en surplomb. Le jardin ouvre tous les jours, jours fériés compris, en matinée et en début d’après-midi, avec une dernière entrée nettement avant la fermeture du parc. Côté budget, tablez sur un ordre de grandeur de 18 € pour un adulte et 12 € pour un enfant de 5 à 12 ans, tarifs relevés à l’automne 2026. Horaires et tarifs bougent : vérifiez-les sur le site officiel du jardin avant de vous déplacer.

Un conseil de fréquentation : le site accueille de l’ordre de 130 000 visiteurs par an, et les groupes arrivent en milieu de matinée. L’ouverture, vers neuf heures, est le meilleur créneau, avec une lumière plus douce sur les massifs et des volières encore actives.

Le bourg, la baie et le décor de « Meurtres au paradis »

La baie de Deshaies est une escale traditionnelle pour les voiliers qui descendent ou remontent l’arc antillais. Vous verrez donc, presque en permanence, une vingtaine de mâts au mouillage devant le bourg, pavillons français, britanniques, néerlandais ou américains mêlés. Derrière la digue, le port abrite les barques de pêche et les bateaux de plongée qui partent le matin vers les fonds de la côte sous le vent.

Bateaux de pêche abrités derrière la digue du port de Deshaies et voiliers au mouillage dans la baie
Le port de pêche de Deshaies et les voiliers au mouillage dans la baie · Photo Emilie Le Roy / Wikimedia Commons (CC BY 4.0)

Le front de mer aligne une douzaine de restaurants et de bars, presque tous tournés vers l’ouest, ce qui fait de l’apéritif face au couchant un rituel local bien rodé. On y mange du poisson, de la langouste en saison, des accras et du boudin créole, à des prix d’île touristique. Le marché est minuscule, plus artisanal qu’alimentaire : épices, rhums arrangés, confitures, vannerie. Pour les courses, il faut un supermarché à Sainte-Rose ou à Pointe-Noire.

L’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, en pierre volcanique, date des années 1850. Elle a remplacé une chapelle détruite par le tremblement de terre de 1843, et sert de repère à tout le village. Les téléspectateurs britanniques la reconnaîtront : depuis 2011, Deshaies est le principal lieu de tournage de la série policière franco-britannique « Meurtres au paradis », où le bourg incarne la ville d’Honoré sur l’île fictive de Sainte-Marie.

Ce n’est pas un détail anecdotique pour la commune. Le tournage se déroule chaque année d’avril à août, emploie une soixantaine de techniciens guadeloupéens et représente environ 4,5 millions d’euros de dépenses annuelles sur l’île. La mairie et le comité du tourisme proposent un parcours qui passe par les décors reconnaissables du bourg, le quai, l’église, le poste de police fictif en bord de mer. Une mise au point s’impose cependant : ces lieux sont des maisons, des commerces et des rues habitées, pas un parc à thème. Regardez, photographiez de loin, n’entrez nulle part sans y être invité, et attendez-vous à ne rien voir de spectaculaire hors période de tournage.

Que faire autour de Deshaies ?

La côte sous le vent se parcourt vers le sud. À une trentaine de minutes de route, la plage de Malendure, à Bouillante, fait face aux îlets Pigeon et à la réserve Cousteau, dont les eaux sont protégées par le Parc national de la Guadeloupe. C’est le site de plongée et de snorkeling le plus fréquenté de l’archipel, et les tortues y broutent les herbiers à quelques mètres du bord. Des clubs partent aussi directement de Deshaies, ce qui évite la route.

Entre les deux, Pointe-Noire mérite l’arrêt pour la Maison du Cacao et pour le Saut d’Acomat, une cascade accessible par un sentier court mais glissant. Au nord, Sainte-Rose ouvre sur le Grand Cul-de-Sac Marin, sa mangrove, ses îlets et ses distilleries, avec la Pointe Allègre en bout de côte, là où les premiers colons ont débarqué au XVIIe siècle.

Côté marche, deux itinéraires reviennent toujours. Le sentier du littoral relie le bourg à la plage de la Perle en passant par le Gros Morne, avec des vues plongeantes sur Grande Anse, et se prolonge plus au nord entre Clugny et l’anse Tillet. La trace des Contrebandiers, elle, part de l’Espérance, à environ deux kilomètres de Pointe-Noire en direction de Deshaies, et suit sur 6,5 kilomètres le chemin qu’empruntaient les passeurs de rhum entre les distilleries de Sainte-Rose et la côte sous le vent. Comptez près de 3 h 30 dans un sens, en forêt humide et sur un sol souvent gras : vérifiez l’état des sentiers auprès du Parc national avant de partir.

Entre avril et juillet, des associations locales encadrent l’observation des pontes et des émergences de tortues marines sur certaines plages du secteur. C’est une sortie de nuit, sans lampe ni photo au flash, et elle ne se fait pas seul. Le reste des idées de sorties du secteur se prépare la veille, auprès des clubs du port ou de l’office de tourisme intercommunal installé dans le bourg.

Faut-il poser ses valises à Deshaies ?

Deshaies convient très bien à un séjour tourné vers la nature, la plongée, les randonnées de Basse-Terre et les fins de journée face au couchant. L’offre d’hébergement y est surtout composée de villas, de gîtes et de petites résidences accrochées à la pente, avec un seul vrai hôtel de bord de mer sur la commune. Si vous voulez un lagon à hauteur de genoux, un club de plage et un choix de restaurants ouverts après vingt-deux heures, ce n’est pas ici.

Le vrai arbitrage se fait en temps de route. Deshaies se trouve à environ 1 h 15 de l’aéroport de Pointe-à-Pitre, ce qui reste raisonnable, mais la commune est à l’opposé des plages de Grande-Terre. Compter deux heures pour aller se baigner à Sainte-Anne n’a aucun sens en vacances, et l’excursion à Petite Terre au départ de Saint-François devient une journée entière de voiture en plus du bateau.

Depuis Deshaies Temps de route estimé Ce que vous y trouvez
Aéroport de Pointe-à-Pitre 1 h 15 arrivée, location de voiture
Pointe-Noire 15 à 20 min Maison du Cacao, Saut d’Acomat
Sainte-Rose 25 min mangrove, îlets, distilleries
Malendure, Bouillante 30 à 35 min réserve Cousteau, plongée
Basse-Terre et la Soufrière 1 h à 1 h 30 volcan, chutes du Carbet
Sainte-Anne, Grande-Terre 1 h 30 à 2 h lagon, marché, plages surveillées

La solution la plus confortable, sur un séjour de dix jours ou plus, consiste à couper en deux : quelques nuits à Deshaies pour la côte sous le vent et la forêt, quelques nuits en Grande-Terre pour les lagons et les excursions vers les dépendances. Nous détaillons ce découpage dans notre guide du séjour en Guadeloupe. Sur une semaine, mieux vaut choisir un seul camp de base et accepter de ne pas tout voir.

Un dernier point pratique : la vie s’arrête tôt. Les commerces du bourg ferment dans la soirée, les restaurants prennent les dernières commandes vers vingt et une heures, et la route de la côte est mal éclairée. Si vous logez sur les hauteurs, vérifiez l’état du chemin d’accès avant de réserver, certaines villas se rejoignent par des pentes que les petites citadines de location négocient mal.

Quand venir, comment arriver et où se garer

La meilleure période reste le carême, de décembre à mai : temps sec, alizés réguliers, mer plus lisible. C’est aussi la saison la plus chère et la plus fréquentée, surtout en février et pendant les vacances de printemps. L’hivernage, de juin à novembre, apporte la chaleur, les grains et la saison cyclonique officielle ; les plages restent belles entre deux averses et le bourg est bien plus calme, mais la veille météo devient un réflexe quotidien. Le détail saison par saison se trouve dans notre page quand partir en Guadeloupe.

Attention à une nuance qui concerne directement Deshaies : la houle du nord touche cette côte surtout entre novembre et avril, c’est-à-dire en plein carême. Il est donc parfaitement possible d’avoir un ciel magnifique et une mer inutilisable à Grande Anse le même jour. Dans ce cas, basculez sur l’anse Ferry, sur une sortie bateau ou sur le jardin botanique.

Deux routes mènent au bourg depuis l’aéroport. La Route des Mamelles traverse le cœur du Parc national, entre forêt tropicale et sommets volcaniques : c’est la plus belle, la plus sinueuse, et elle se prend plutôt de jour. La nationale 2 par la côte nord, via Sainte-Rose, longe le littoral caraïbe et permet de s’arrêter dans les villages. Les deux prennent à peu près le même temps. La voiture est indispensable : les transports en commun existent mais ne permettent pas de gérer une journée de visites.

Le stationnement est le point noir de la commune en haute saison. Le parking de Grande Anse sature dès le milieu de matinée en février, en avril et tous les week-ends, et le stationnement sauvage le long de l’accès gêne les secours. Arrivez avant dix heures ou après quinze heures trente, ce qui vous donne en prime la meilleure lumière. Dans le bourg, les places sont rares le soir : si vous ne logez pas à pied du quai, prévoyez de vous garer un peu plus haut et de descendre à pied.

Questions fréquentes

Que faire à Deshaies en une journée ?

Un enchaînement tient facilement : le jardin botanique à l’ouverture, vers neuf heures, puis déjeuner sur le front de mer du bourg, puis Grande Anse ou la plage de la Perle l’après-midi, en restant pour le coucher de soleil. Si la mer est trop forte, remplacez la plage par le sentier du littoral vers le Gros Morne ou par une sortie snorkeling au départ du port.

Quelle est la plus belle plage de Deshaies ?

Grande Anse pour l’ampleur du décor et les couchers de soleil, la Perle pour le côté sauvage et les bois flottés, l’anse Ferry pour la baignade tranquille en famille. Les trois sont à moins de dix minutes de voiture les unes des autres, donc le choix se fait surtout selon l’état de la mer et l’heure de la journée.

La baignade est-elle surveillée à Deshaies ?

Non, aucune plage de la commune ne dispose d’un poste de secours permanent. La municipalité a étudié la question et bute sur le coût et sur l’assurance. Vous trouverez une signalétique en haut de plage et, par mer dangereuse, des arrêtés d’interdiction que des agents municipaux font respecter. Tenez-en compte : plusieurs noyades ont été recensées sur ce littoral.

Combien de temps faut-il pour visiter le jardin botanique ?

Deux heures suffisent pour faire la boucle complète sans courir. Ajoutez une heure si vous déjeunez au restaurant panoramique ou si vous photographiez les volières. Le jardin ouvre tous les jours, mais la dernière entrée est nettement antérieure à la fermeture du parc : vérifiez l’horaire exact sur le site officiel avant de partir.

Quelle est la ville la plus belle de Guadeloupe ?

La question revient souvent, et la réponse dépend de ce que vous cherchez. Deshaies et Terre-de-Haut, aux Saintes, sont les deux bourgs les plus photogéniques de l’archipel, tous deux organisés autour d’une baie. Sainte-Anne l’emporte pour la vie de marché et le lagon, Basse-Terre pour le patrimoine, Saint-François pour la marina. Aucune n’est une ville d’art au sens européen : le charme tient au cadre et aux cases créoles.

Thomas Berville

Thomas couvre la Basse-Terre : la Soufrière par tous les temps, les traces de forêt et la réserve Cousteau. Il a une préférence pour les départs de randonnée avant 7 heures.

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