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Nature et randonnées · Branche Basse-Terre

Chutes du Carbet : laquelle choisir et comment y aller

Par Thomas Berville · · 17 min de lecture

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Cascade au cœur de la forêt tropicale
Dans cette page
  1. Trois chutes sur une même rivière née de la Soufrière
  2. Quelle chute du Carbet choisir ?
  3. Comment vérifier soi-même l'état des sentiers
  4. Quelle route pour aller aux chutes du Carbet ?
  5. Tarif d'entrée et meilleur moment pour y aller
  6. Pluie, crues et fermetures : les bons réflexes
  7. Ce que l'on croise en chemin
  8. Combiner avec le Grand Étang et la côte au vent
  9. Questions fréquentes

Sur le flanc est de la Soufrière, la rivière du Grand Carbet saute trois fois avant de rejoindre la mer. Ces trois chutes du Carbet comptent parmi les cascades les plus hautes des Petites Antilles, mais elles ne demandent pas du tout le même effort : 45 minutes aller-retour pour la deuxième, environ trois heures pour la première, et la troisième reste interdite d’accès. Voici comment choisir la vôtre et préparer la sortie sans mauvaise surprise.

L’essentiel

  • La 2e chute (110 m) : la plus accessible, 45 min aller-retour sur sentier aménagé
  • La 1re chute (115 m) : environ 3 h aller-retour, 4,8 km et 504 m de dénivelé
  • La 3e chute (20 m) : sentier listé inaccessible et pied de la chute interdit par arrêté municipal
  • Accès : Capesterre-Belle-Eau, puis la D4 par la vallée de l’Habituée, environ 10 km de montée
  • Aire d’accueil ouverte 7 j/7 de 7 h à 17 h, entrée 6 € par adulte et 4 € par enfant

Trois chutes sur une même rivière née de la Soufrière

La rivière du Grand Carbet prend sa source sur les pentes de la Soufrière, vers 1 300 m d’altitude, puis dévale le versant au vent de Basse-Terre jusqu’à la baie de Capesterre. En chemin, elle franchit trois gradins volcaniques : la première chute tombe d’un saut de 115 m, la deuxième de 110 m, la troisième, plus basse avec ses 20 m, roule en revanche le plus gros débit des trois.

L’ensemble se trouve en cœur de Parc national, au-dessus de Capesterre-Belle-Eau. C’est l’un des sites naturels les plus visités de Guadeloupe, et l’un des rares où une cascade de cette taille s’approche avec de jeunes enfants. Par temps dégagé, on repère d’ailleurs les deux chutes supérieures depuis la route, accrochées à la montagne comme deux traits d’argent dans la forêt.

Le nom prête à confusion avec la commune du Carbet, en Martinique. Ici, tout se passe bien en Guadeloupe, sur l’aile verte du papillon : même massif que le volcan, même forêt dense, même météo changeante qui fait tout l’intérêt et toute la difficulté du site.

Un nom amérindien, une rivière repérée depuis la mer

Le mot vient des carbets, ces grandes cases ouvertes qui servaient d’abri ; un village amérindien en comptait plusieurs près de l’embouchure de la rivière, et le nom est resté au cours d’eau comme aux cascades. Le Parc national rappelle que la rivière descend 11 km depuis le flanc est de la Soufrière avant de rejoindre l’Atlantique, ses eaux sulfureuses s’éclaircissant de saut en saut.

La fiche de randonnée officielle donne un âge à ce cours d’eau : environ 140 000 ans, avec un tracé remodelé par les coulées de lave successives. Parce que les chutes se voient depuis le large, l’histoire locale veut que ce soient elles qui aient attiré Christophe Colomb vers le rivage de Capesterre en novembre 1493, en quête d’eau douce. Mis bout à bout, les trois sauts représentent 245 m de dénivelé d’eau.

Quelle chute du Carbet choisir ?

Tout dépend du temps dont vous disposez et de vos jambes. Les trois cascades partagent la même vallée, mais pas le même public : la deuxième se visite, la première se mérite, la troisième se regarde de loin sur les photos.

La deuxième chute, la plus simple à approcher

C’est celle que tout le monde vient voir, et pour de bonnes raisons. Depuis le parking du site de l’Habituée, un sentier aménagé, avec passerelles et marches, mène face au voile de 110 m en une vingtaine de minutes de montée ; le Parc national annonce 45 minutes aller-retour. Le site d’accueil et le premier panorama sont même praticables en fauteuil roulant.

Depuis le séisme de 2004, on n’approche plus le bassin de réception : la chute s’admire depuis un belvédère, à distance respectueuse des chutes de pierres. L’interdiction d’accéder au pied de la cascade est aujourd’hui portée par un arrêté municipal de Capesterre-Belle-Eau daté du 19 juillet 2011. L’embrun arrive quand même jusqu’à vous les jours de gros débit, et c’est très bien ainsi.

La deuxième chute du Carbet, longue coulée d'eau blanche sur une paroi sombre couverte de forêt
La deuxième chute du Carbet, 110 m d’un seul trait, telle qu’on la voit depuis le belvédère · Photo LEATHAM Mikaël / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

Avant même d’arriver face à la cascade, le promontoire aménagé près de l’accueil mérite une pause. Il ouvre, par temps clair, sur le Petit Cul-de-Sac marin et la Grande-Terre, avec Marie-Galante et la Désirade en arrière-plan, et des panneaux expliquent comment les gradins se sont formés. Un détail qui compte : la plateforme d’observation de la chute est petite, et quand deux groupes arrivent ensemble, on attend son tour pour la photo.

La première chute, la récompense des marcheurs

Du même parking, un sentier bien plus exigeant grimpe vers le saut de 115 m, le plus haut des trois. Comptez environ 3 heures aller-retour, avec un vrai dénivelé, des racines, des passages boueux et un gué à franchir : après de fortes pluies, la traversée de la rivière devient le point délicat de la sortie. En échange, vous partagerez le pied de la cascade avec une poignée de randonneurs, loin de l’affluence du belvédère.

La fiche officielle du Parc national chiffre la sortie : 4,8 km aller-retour, 504 m de dénivelé positif, balisage jaune, niveau difficile. Le tracé alterne platelages en bois, pont au-dessus du Grand Carbet et une montée raide après le dernier croisement. Le point à surveiller porte un nom, la ravine Longueteau : c’est elle que l’on traverse à gué, et le Parc prévient que l’eau peut y monter très vite, rendant le retour périlleux. S’il a plu la veille, remettez la sortie. Bonne nouvelle pour les indécis, une intersection permet un crochet de 30 minutes vers la deuxième chute sans repartir du parking.

La première et la deuxième chute du Carbet superposées sur le flanc boisé de la Soufrière
La première chute, en haut, et la deuxième juste en dessous : c’est la vue qui s’ouvre depuis le point de vue du sentier · Photo C&P Guezennec / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)

La troisième chute, fermée au public

La plus basse (20 m) mais la plus puissante des trois se gagnait autrefois depuis Routhiers, un hameau des hauteurs de Capesterre, par un départ situé à Petit-Marquisat. Elle se joue sur deux interdictions différentes, et c’est ce qui embrouille tout le monde. D’abord le pied de la cascade : l’accès en est interdit depuis un éboulement de la fin des années 2000, interdiction aujourd’hui portée par l’arrêté municipal n° 18/152 du 18 octobre 2018. Ensuite le sentier lui-même, fermé depuis le 29 juin 2026 après la rupture de la rambarde de sécurité de la plateforme d’observation et la chute d’un arbre sur le carbet du parking de départ.

Cette troisième chute se trouve hors du cœur de parc et relève de l’Office national des forêts, pas du Parc national : son statut circule donc moins bien que celui des deux autres, et beaucoup de pages en ligne s’en tiennent encore au seul arrêté de 2008. Le suivi des sentiers la listait toujours inaccessible début septembre 2026, la réouverture restant suspendue à la réalisation des travaux. Des traces de passage circulent sur les forums : ne les suivez pas, le secteur reste instable et les secours en rivière y sont longs et compliqués.

La troisième chute du Carbet tombant dans son bassin circulaire au fond de la vallée
La troisième chute et son bassin circulaire : 20 m seulement, mais le plus gros débit des trois · Photo Gil Malotaux / Wikimedia Commons (CC BY-SA 4.0)
Chute Hauteur Marche Pour qui
1re chute 115 m Environ 3 h aller-retour Marcheurs entraînés
2e chute 110 m 45 min aller-retour Tous, familles comprises
3e chute 20 m Sentier fermé, pied de la chute interdit Personne pour l’instant
Cascade tombant dans la brume au milieu de la jungle, en Guadeloupe
Voile d’eau et brume en forêt guadeloupéenne, l’ambiance des sentiers de la côte au vent · Photo Pexels / Greggalas official

Comment vérifier soi-même l’état des sentiers

C’est le réflexe qui change tout sur ce site, et celui que la plupart des guides en ligne oublient. Le Parc national tient un suivi daté des sentiers de Guadeloupe, sentier par sentier, avec une mention « accessible » ou « inaccessible », le gestionnaire concerné et le motif de fermeture. C’est ce document qui fait foi, pas les blogs de voyage, pas les avis d’il y a deux ans, et pas cet article non plus le jour où vous le lirez.

Dans la version publiée au 1er septembre 2026, les deux premières chutes du Carbet étaient listées accessibles, la troisième inaccessible. On y trouve aussi les sentiers voisins que l’on envisage souvent dans la foulée : le tour du Grand Étang accessible, la liaison entre la troisième et la deuxième chute accessible, le tour de la Soufrière par le col de l’Échelle accessible mais avec des travaux annoncés. À l’inverse, la montée vers La Citerne par l’ancienne route en lacets reste coupée par des éboulements.

Ce niveau de détail explique pourquoi les informations se contredisent d’un site à l’autre. Il circule par exemple des articles annonçant la première chute fermée ; le suivi officiel ne portait pas cette fermeture. Quand deux sources se contredisent, prenez celle qui est datée et qui nomme un arrêté. Deux minutes de vérification la veille du départ valent mieux qu’une heure de route pour rien.

Quelle route pour aller aux chutes du Carbet ?

Tout passe par Capesterre-Belle-Eau, sur la côte est de Basse-Terre. Depuis la route nationale 1, prenez la D4 en direction de l’Habituée : une dizaine de kilomètres de montée en lacets, d’abord entre les bananeraies, puis sous la forêt, jusqu’au parking du site géré par le Parc national. Depuis l’aéroport de Pointe-à-Pitre, comptez environ une heure de route au total.

Le stationnement se fait sur place, l’entrée du site étant payante (voir plus bas). Inutile de chercher un autre accès pour la première ou la deuxième chute : les deux sentiers partent du même accueil. L’ancienne route de la troisième chute, côté Routhiers, ne mène plus qu’à un secteur fermé.

Pour être sur le sentier tôt le matin, le plus confortable reste de dormir sur la côte au vent ou dans le sud de Basse-Terre la veille, plutôt que de traverser toute l’île au réveil. Si votre GPS hésite sur le nom du site, visez le terminus de la RD4 : le point d’accueil est référencé par le Parc national à 16,04198° N et 61,63822° O.

Y aller sans voiture

C’est la principale difficulté du site, et elle se prépare. Des lignes régulières relient Pointe-à-Pitre au bourg de Capesterre-Belle-Eau, mais aucune ne monte les dix derniers kilomètres de la D4 jusqu’à l’aire d’accueil. Il faut donc enchaîner avec un taxi ou une navette depuis le bourg, ce qui se négocie plus facilement le matin qu’en fin de journée, et se cale idéalement avec un horaire de retour convenu à l’avance.

Deux autres pistes existent. Les excursions organisées à la journée incluent souvent les chutes et le Grand Étang au départ des zones hôtelières, ce qui règle le problème du transport sans vous laisser choisir votre horaire. Et le covoiturage local fonctionne bien en Guadeloupe : le Parc national renvoie lui-même vers les plateformes Dépozé et Karos pour les trajets du quotidien, qui desservent la côte au vent.

Tarif d’entrée et meilleur moment pour y aller

Le site est payant, ce qui finance l’entretien des passerelles et de l’accueil. Le Parc national affiche 6 € par adulte à partir de 12 ans, 4 € par enfant jusqu’à 11 ans et 14,50 € pour une famille, avec un pass annuel à 16,50 € sur justificatif de domicile. À partir de huit personnes, le tarif groupe tombe à 4,50 € par adulte et 2,50 € par enfant, ce qui vaut la peine d’être demandé quand deux familles montent ensemble.

Bonne nouvelle pour ceux qui budgètent un voyage à l’avance : ces montants ne bougent pas au gré des saisons. Ils sont fixés par le contrat de gestion de l’aire d’accueil entré en vigueur le 1er juin 2025 et courent jusqu’au 31 mai 2028. Un coup d’œil de confirmation avant de partir reste sain, mais vous ne devriez pas avoir de surprise à la caisse.

Horaires, services et paiement sur place

L’aire d’accueil ouvre tous les jours de 7 h à 17 h. Attention à l’heure de fermeture si vous visez la première chute, qui demande trois heures de marche : partir après le milieu de matinée revient à finir dans une forêt qui s’assombrit tôt sous couvert.

Sur place, vous trouverez le point d’accueil, un parking, des toilettes, une boutique de souvenirs et une aire de pique-nique avec des tables, mais pas de restauration : montez avec vos provisions et votre eau. Les billets s’achètent à l’accueil, il n’y a pas de réservation en ligne et donc pas de créneau à réserver. Prévoyez tout de même de quoi payer en espèces, le réseau reste capricieux dans cette vallée.

Le bon créneau, c’est le début de matinée : lumière plus belle sur la cascade, sentier encore frais, et une avance confortable sur les groupes qui arrivent en fin de matinée. Côté calendrier, le carême, de décembre à avril, offre les sentiers les plus secs ; en hivernage, la vallée reçoit des pluies soutenues qui gonflent la rivière et détrempent le terrain. Notre page quand partir en Guadeloupe détaille les deux saisons mois par mois.

Rivière tropicale coulant entre rochers et végétation dense, en Guadeloupe
Rivière de Basse-Terre entre deux averses : le niveau peut monter très vite en amont · Photo Pexels / Greggalas official

Pluie, crues et fermetures : les bons réflexes

Le versant au vent de la Soufrière est l’un des endroits les plus arrosés des Antilles. Une averse en altitude suffit à transformer un sentier en toboggan de boue et à faire monter le Grand Carbet en quelques minutes, même s’il fait beau au parking. La baignade est d’ailleurs interdite au pied des chutes, entre chutes de pierres et courants : contentez-vous du spectacle.

Vérifiez l’état des sentiers avant de monter

Après de fortes pluies ou un passage cyclonique, des tronçons ferment régulièrement, parfois plusieurs mois. Le suivi des sentiers du Parc national de la Guadeloupe est mis à jour au fil des arrêtés ; consultez aussi la vigilance de Météo-France Antilles le matin même.

Côté équipement, la deuxième chute se fait en baskets à semelle qui accroche, jamais en tongs : les marches restent glissantes toute l’année. Pour la première, ajoutez de vraies chaussures de marche, de l’eau, une cape de pluie et un anti-moustiques. Un sac étanche pour le téléphone n’est pas du luxe, l’embrun et les averses se chargent du reste.

Ce que l’on croise en chemin

Le sentier traverse une forêt hygrophile dense, et le Parc national a posé des panneaux qui aident à mettre un nom sur ce que l’on longe sans y prêter attention. Le balisier, grande herbe aux inflorescences rouges bordées de jaune, appartient à la même famille que le bananier et fleurit toute l’année. Le gommier blanc, lui, peut dépasser 35 m : sa résine odorante servait autrefois d’encens et à allumer le feu, et son tronc à creuser des pirogues. Vous croiserez aussi le framboisier montagne et ses fruits rouges au bord du chemin, et le bwa bandé, reconnaissable à son écorce brun rougeâtre.

Côté faune, ouvrez l’oreille plus que l’œil. Le pic de Guadeloupe, seul oiseau endémique de l’archipel, se signale par son martèlement dans les troncs, et les grenouilles emplissent le sous-bois dès que la lumière baisse. Dans la rivière vivent des ouassous, ces grosses crevettes d’eau douce des Antilles. Une règle simple s’applique partout ici : en cœur de parc, tout prélèvement de plante, de fruit ou de roche est interdit, et l’on redescend ses déchets.

Combiner avec le Grand Étang et la côte au vent

La D4 qui monte aux chutes dessert aussi le départ du Grand Étang, le plus vaste plan d’eau douce de Guadeloupe. Le tour de l’étang se fait en 1 h 30 environ, à plat, sous une forêt pleine d’oiseaux : un excellent complément l’après-midi, quand les jambes ont déjà donné le matin. Les amateurs d’eau chaude peuvent finir la journée aux bains de Dolé, sur la commune voisine de Gourbeyre, où l’on trempe dans une eau naturellement tiède.

Le Grand Étang de Capesterre-Belle-Eau, plan d'eau calme cerné de forêt tropicale
Le Grand Étang, à environ 400 m d’altitude sur la même route que les chutes · Photo Daniel Jolivet / Wikimedia Commons (CC BY 2.0)

Un mot sur la baignade, parce que les conseils qui circulent sont parfois périmés. Plusieurs pages recommandent encore le bain chaud et le bassin Paradis, sur la rivière Grosse Corde, à deux pas de Capesterre. L’accès et la baignade y sont interdits par arrêté municipal en raison des risques de glissement de terrain, et le suivi des sentiers les liste inaccessibles. Si vous cherchez un vrai bain en forêt dans la journée, la cascade aux Écrevisses, sur la route de la Traversée, reste l’option classique et gratuite, à l’opposé de la vallée.

Pour prolonger sans reprendre la voiture bien loin, la Maison de la forêt est à quelques minutes en redescendant la D4 : sentiers courts, carbets, aire de pique-nique et panneaux pédagogiques, parfait quand les jambes ont déjà donné. Et si le programme vous tente, la Soufrière n’est qu’à une petite quarantaine de minutes de route ; sachez seulement que l’accès au sommet du volcan fait l’objet d’un arrêté préfectoral qui l’encadre, à vérifier au même endroit que l’état des sentiers.

Plus largement, les chutes s’intègrent bien dans une journée sur la côte au vent : l’allée Dumanoir et ses palmiers royaux à la descente, les plages de sable noir vers Trois-Rivières, ou la montée vers la Soufrière le lendemain. Notre fiche Basse-Terre replace tout cela sur la carte, et notre guide pour préparer son voyage en Guadeloupe vous aidera à caler la logistique, de la location de voiture au contenu du sac.

Questions fréquentes

Combien de temps faut-il pour visiter les chutes du Carbet ?

Pour la deuxième chute seule, prévoyez une bonne heure sur place, temps d’admirer compris, puisque la marche prend 45 minutes aller-retour. Ajoutez la première chute et vous passez à une demi-journée, avec environ 3 heures de sentier. En combinant avec le Grand Étang sur la même route, comptez la journée entière, pique-nique compris.

Est-il possible de se baigner dans les chutes du Carbet ?

Non, la baignade est interdite au pied des chutes : le bassin de la deuxième n’est plus approchable depuis le séisme de 2004, et les risques de crue et de chutes de pierres sont réels partout dans la vallée. Méfiez-vous aussi des conseils qui circulent sur le bain chaud et le bassin Paradis de la rivière Grosse Corde, tout proches : leur accès est interdit par arrêté municipal pour risque de glissement de terrain. Pour se tremper dans la journée, visez plutôt la cascade aux Écrevisses sur la route de la Traversée, ou les bains tièdes de Dolé à Gourbeyre en fin d’après-midi.

Quelle est la plus belle chute du Carbet ?

La deuxième fait l’unanimité pour le rapport effort-spectacle : 110 m de voile d’eau face au belvédère, à 20 minutes du parking. Les marcheurs défendent la première, plus haute de quelques mètres et surtout plus sauvage, que l’on découvre souvent seul après l’effort. La troisième, fermée, ne se départage plus que sur photos anciennes.

Peut-on visiter les chutes du Carbet avec des enfants ?

Oui, la deuxième chute est l’une des grandes cascades les plus faciles à montrer à des enfants : sentier aménagé, passerelles, 45 minutes aller-retour. Le site d’accueil et le premier panorama sont accessibles en fauteuil roulant. Gardez les plus petits à la main sur les marches humides et évitez la première chute avant l’adolescence.

Quels sont les horaires des chutes du Carbet et faut-il réserver ?

L’aire d’accueil ouvre tous les jours de 7 h à 17 h. Aucune réservation n’est possible ni nécessaire : les billets s’achètent à l’accueil, sans limite de fréquentation ni créneau imposé. Le site n’étant pas restreint en nombre d’entrées, le seul vrai levier pour éviter la foule reste l’heure d’arrivée. Visez l’ouverture, surtout si vous enchaînez avec la première chute, qui demande trois heures de marche.

Comment aller aux chutes du Carbet sans voiture ?

Des bus relient Pointe-à-Pitre au bourg de Capesterre-Belle-Eau, mais aucune ligne régulière ne monte les dix kilomètres de D4 jusqu’à l’aire d’accueil. Il faut compléter par un taxi ou une navette depuis le bourg, en convenant de l’heure du retour avant de monter. Les excursions organisées à la journée et le covoiturage local, via les plateformes que recommande le Parc national, sont les deux autres solutions praticables.

La troisième chute du Carbet est-elle ouverte ?

Non, et deux mesures se cumulent. L’accès au pied de la chute est interdit par arrêté municipal depuis un éboulement de la fin des années 2000, interdiction reprise par un arrêté d’octobre 2018. Le sentier lui-même a été fermé fin juin 2026 après la rupture de la rambarde de la plateforme d’observation et la chute d’un arbre sur le parking de départ ; sa réouverture dépend de la réalisation des travaux. Ce secteur relevant de l’Office national des forêts, son statut est moins relayé que celui des deux autres chutes : fiez-vous au suivi des sentiers publié par le Parc national avant toute sortie.

Thomas Berville

Thomas couvre la Basse-Terre : la Soufrière par tous les temps, les traces de forêt et la réserve Cousteau. Il a une préférence pour les départs de randonnée avant 7 heures.

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